Sea Bubbles : il flotte mais il s’éloigne

Ca y est ! Salon Viva Technologies oblige – expression franchouillarde de la bulle « digitale » actuelle – alors que Londres cherche à éteindre les braises de la tour Grenfell, Anne Hidalgo a effectué un petit tour sur le prototye « numéro un » de Sea Bubbles, comme l’explique Sciences & Avenir.

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Mais les embruns n’avaient pas encore séché sur la coque de l’embarcation innovante que la maire de Paris prenait déjà ses distances avec la transformation du concept en un dispositif concret de transport en commun :

« C’est silencieux, c’est confortable, c’est ludique », s’est enthousiasmée la maire PS de Paris, qui soutient le projet depuis ses débuts, en imaginant dans quelques années un service de bateaux-taxis qui pourrait ainsi opérer sur la Seine.

Et plus loin :

Mettre en place un tel système, « ca peut aller très vite si on trouve des opérateurs. On peut l’imaginer dans les quatre ans. Mais je ne fixe pas de limite de temps ».

Autrement dit, difficile de passer en vraie grandeur d’ici la fin de son mandat électoral actuel. Et vu le succès de la République En Marche aux élections législatives dans les circonscriptions parisiennes – et l’échec de ses amis frondeurs du PS – il n’est pas certain qu’elle rempile au mandat suivant. Par contre, qu’elle utilise alors son carnet d’adresses du réseau C40 pour se transformer en VRP Sea Bubbles aux quatre coins du monde est loin d’être improbable.

Accident de chasse au gaspi à Londres : 100 morts et disparus

 

grenfellAvec l’incendie catastrophique de la Grenfell Tower à Londres, nos voisins d’Outre-Manche découvre le côté obscur de la transition énergétique : pour isoler thermiquement des bâtiments existants, on a souvent recours à des solutions de bardage que des industriels innovants conçoivent au plus juste des coûts que leurs clients syndics pourront se permettre en respectant la législation.

Au Royaume-Uni, un lobbying efficace des professionnels du bâtiment a permis d’abaisser les normes. Un bardage fait d’aluminium et de polyéthylène – le constituant des bougies modernes – a pu ainsi être installé sur cet HLM, alors qu’il est interdit dans d’autres pays, comme les USA ou la France.

D’après le Guardian de ce jour, on décompte déjà 30 morts : comme l’immeuble menace de s’effondrer, personne n’a aujourd’hui le droit de chercher des victimes dans les décombres, mais 70 personnes manquent toujours à l’appel. Cette centaine de victimes potentielles amènera-t-elle les lobbyistes à se remettre en cause ?

De façon inattendue, une autre victime de l’incendie pourrait être Theresa May, à qui médias et citoyens reprochent un manque de… chaleur et de compassion vis-à-vis des habitants sinistrés de l’immeuble.

L’ouverture de la chasse au gaspi low-cost aura coûté très cher.

Libérer les données ?

Pour se la jouer hacker dans une réunion, il y en a toujours une ou un à proposer de supprimer les restrictions d’accès aux données pour que tout le monde puisse y puiser librement.

Pour la/le ramener sur terre, lui poser une simple question : « ok, et si tu commençais par nous donner accès à tes e-mails ? »

Privacy or not Privacy

Unités de mesure

Lu dans les Echos de ce jour :
Selon le ministère allemand des Transports, les berlines concernées, assemblées entre 2009 et 2013, et répondant aux normes Euro 5, rejettent deux fois plus d’oxyde d’azote que la limite autorisée quand le volant est tourné de plus de 15 degrés… De son côté, Audi reconnaît des « anomalies » dans son communiqué publié jeudi soir.
Les champs magnétiques se mesurant en Tesla (équivalent à des kg A−1 s−2), va-t-on bientôt mesurer les champs de distorsion de réalité en Audi ?

Un mix loin du max

Après l’avion solaire qui avait mis plus d’un an pour faire le tour du monde – soit une vitesse moyenne de 3,5 km/h, moins vite qu’un homme qui marche – voici un autre exemple d’assemblage peu inspiré de technologies : Energy Observer, le bateau qui mixe éoliennes, panneaux solaires et hydrogène pour avancer.

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Dans la série « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », ce navire a su éviter la facilité consistant à se contenter de hisser un mât et des voiles ! Car il est plus aisé de trouver du vent que du soleil en mer, surtout en Bretagne où se trouve apparemment son port d’attache.

Le plus amusant dans ce design, c’est que les éoliennes sont trop petites et inadaptées à assurer seules la propulsion du bateau : il eut mieux valu utiliser des turbovoiles pour cela, mais le génial concepteur de ce vaisseau d’un futur alternatif ne devait pas connaître le concept… Résultat : une fois sa réserve d’hydrogène épuisée – et cela doit vite survenir, essayez de caser des réservoirs haute pression dans une fine coque de catamaran de compétition- ce bateau est incapable d’avancer par ciel couvert et encore moins la nuit.

Les responsables du projet, baignant dans l’optimisme, annoncent faire le tour du monde en six ans ! En se laissant porter par les courants, on peut aller plus vite…

Amusante conjonction d’actualité par ailleurs sur Yahoo! : les USA envoie également un (Nuclear) Energy Observer :

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