Smoke on the RER

Où l’air parisien est-il le plus pollué ?

Place de l’Etoile ?

De la Concorde ?

Entre les deux voies du périphérique ?

Que nenni : si on regarde notamment les fameuses particules fines, objet de toutes les attentions actuelles des écologistes parisiens qui aimeraient bannir les grosses Audi diesel des riches mais hésitent à faire de même avec les vieilles citadines et véhicules utilitaires fumants des moins riches, l’endroit le plus pollué de Paris, c’est sans conteste le métro parisien.

La RATP a le courage de publier ses mesures, certes sous forme de tableaux. Si on les met sous forme de courbes et qu’on les étalonne avec les seuils d’alerte d’Airparif, qui ne s’occupe que de la surface, on constate qu’un petit séjour souterrain aux heures de pointe vaut plusieurs tours de périph’ toutes fenêtres ouvertes :

PM10-RER-A-2014.12.08-09.pngEn moyenne, la pollution aux particules fines de la station RER Auber est plus de deux fois supérieure au seuil à partir duquel la circulation alternée est mise en vigueur, même si la pollution en surface n’est pas toujours due principalement au trafic routier, comme ce fut le cas en mars 2014.

La raison de cette pollution est bien cernée mais difficile à éradiquer : contrairement aux trains qui peuvent anticiper leurs ralentissements et arrivent souvent en gare quasiment sans freiner, uniquement sur leur élan, les rames de métro et de RER passent leur temps à accélérer et freiner entre deux stations pour tenir la cadence. Les poussières de freinage qui en résultent s’accumulent dans les tunnels et les gares, du fait d’une ventilation insuffisante.

Smoke-on-the-RER--sharp-.jpg

Que cela ne vous empêche pas de prendre le métro, mais de toute évidence, pour limiter votre exposition aux particules, évitez de courir dans les couloirs ou de monter quatre à quatre les escaliers.

Cette pollution ne date pas d’hier : il est même probable qu’elle était plus nocive quand les disques de freins du métro contenaient de l’amiante. Néanmoins, aucune étude de santé publique n’a établi à ce jour une forte surmortalité par cancer du poumon des usagers du métro.

RATP masque à gazArticle également publié sur l’ancien blog des Aerobar Films

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3 commentaires

  1. Alturiak · janvier 8, 2015

    Attention toutefois aux conclusions hâtives : les particules présentes dans le métro ne sont pas les mêmes que celles rejetées par les automobiles (ou celles issues des feux de cheminée) !

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  2. Alturiak · janvier 8, 2015

    Cela reste à démontrer. Si tu as une source je suis preneur…
    Le CIRC a classé comme cancérogène la pollution de l’air extérieur, pas celle du métro.

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